samedi 19 avril 2008

Art tribal...


Nous avions une belle ribambelle de BD, de DVD et CD ... Notre collectionneur a opéré un retour brutal à la nature ... et c'est donc l'art océanien qui occupe désormais ses pensées. Livres, expos, nous avons désormais un amateur éclairé à la maison. Pour avoir une idée plus précise, allez visiter le musée du quai Branly, plutôt bien fourni ... ou venez chez nous ... Notre musée personnel s'agrandit ... nous avons maintenant un magnifique casse-tête fidjien.

Voilà ce qu'on peut voir à Artifact, le seul magasin que fréquente assidûment mon mari.

vendredi 18 avril 2008

Rien que de l'eau

Les nouvelles calédoniennes sont formelles ...

La pluie grippe l'économie
La Niña calme la croissance. Les pluies incessantes depuis trois à quatre mois perturbent l’activité économique du territoire. Des secteurs sont véritablement stoppés dans leur élan.Agriculture, terrassement, ou tourisme… le manque-à-gagner cumulé, additionné aux frais liés aux dégâts dans les communes, se compte en milliards de francs.BTPSi le secteur du bâtiment arrive à compenser les retards sur les chantiers par des tranches de travaux supplémentaires autorisées par la législation, le pôle travaux publics, lui, est bien en peine. Les entreprises de VRD - Voirie Réseaux Divers - ont été stoppées dans l’élan. Les pluies augmentent par ailleurs le danger sur le terrain, « le terrible accident à Yaté en est le triste exemple » note Frédéric Quentin, président du syndicat professionnel du BTP (SP-BTP).Pour les sociétés de terrassement, alors là, « c’est l’enfer », les ouvriers ne pouvant même pas atteindre les domaines. L’activité est « vraiment arrêtée, et ne pourra réellement reprendre que bien après le mauvais temps, lorsque ce sera sec ». Conclusion, le terrassement a au moins deux mois de retard sur les programmes. Globalement, le manque-à-gagner pour le BTP « se compte en centaines de millions de francs » ajoute Frédéric Quentin. La caisse « intempéries » n’existant pas ici, « pluies = chômage ». Et les sociétés « tapent dans la trésorerie ». Les secteurs VRD et terrassement emploient environ 1 000 salariés en Calédonie.
Agriculture
A des degrés divers, les 4 à 5 000 exploitations agricoles calédoniennes sont touchées. Les arboriculteurs « ont perdu une grande part de leurs fruits », par pourrissement dans les arbres ou asphyxie des racines dans un sol trempé, note un expert. Pour certaines variétés d’agrumes (mandarine, orange…), le taux de perte atteint parfois 80 %, et sans production aujourd’hui, ces exploitants ne vont pas avoir de rentrée financière avant 2009. Vu l’état des champs, inexploitables, des maraîchers n’ont pas eu de ventes, eux, depuis décembre. Dur. « Et rien n’est lancé » ajoute le spécialiste agricole, « le risque est donc de ne pas voir de production locale avant août ! » Pour la pomme de terre, l’oignon, ou la squash par exemple. Par ricochet, autre risque : que tout le monde plante en même temps, que les récoltes arrivent au même moment sur le marché, donc que les cours s’effondrent.La pluie creuse les comptes. En temps normal, le chiffre d’affaires d’un maraîcher producteur de tomates, poivrons, choux… à la tête d’une exploitation de gabarit moyen, s’élève environ en cumul, pour la période de janvier à avril, à 4, 5 millions de francs. Or cette année, la barre des 600 000 francs est seulement atteinte. Là encore, « la perte globale se compte minimum en centaines de millions de francs » ajoute l’expert. « Si le phénomène se reproduit en 2009, le risque d’une disparition de petites et moyennes cultures est réel. »La Caisse d’assurances mutuelles agricoles (CAMA), à laquelle adhère apparemment la plupart des exploitants, réunit la semaine prochaine sa commission idoine afin d’étudier les dossiers visant une indemnisation liée aux calamités.
Mine
Les gouttes ont fait grincer la mécanique minière sans « l’impacter ». Dans ces conditions extrêmes, après s’être félicitée du « très bon comportement des bassins de protection » sur son site, la SLN note une baisse de l’activité globale sur mine de 33 % sur les trois derniers mois. Fléchissement lié bien sûr aux difficultés d’accès, risques d’extraction… Ensuite, le minerai extrait étant naturellement plus humide donc plus lourd, toute la chaîne est pénalisée, ralentie : transport par bateau, déchargement, séchage - au coût plus fort… « Nous saisonnalisons notre production à l’aide de paramètres calculés sur la moyenne des dix dernières années » remarque Daniel Marini, directeur des mines à la SLN. « Mais, forcément, nous n’avions pas prévu de telles intempéries. » D’ailleurs, « nous n’avons pas vu une période comme celle-là depuis 1991 ». Malgré tout, les contrats ont été respectés, les stocks permettant de compenser les retards.
Tourisme
Un vrai coup de frein. Faute de ciel bleu, l’activité subaquatique déguste. Après des recettes en janvier et février quasiment identiques à celles de l’an passé, « le chiffre d’affaires a chuté de 40 % en mars, et avril prend le même chemin » regrette Thierry Baboulenne, président de Nouvelle-Calédonie Plongée, l’association des centres professionnels du territoire. Une situation « épouvantable ». Même écho à Air Mer Loisirs, société de location de catamarans et de monocoques. « Catastrophique », glisse le co-gérant Michel Brasseur, également membre du groupement syndical professionnel des transports et activités nautiques touristiques. Les « annulations au dernier moment » ont fait fléchir l’activité de la société, de « 40 à 50 %, chaque mois, en mars et avril ». Les hôteliers, eux aussi, sont moroses. La fréquentation des structures du Grand Nord ou des îles a été corrigée à la baisse à compter de mi-février : « Les soucis d’Aircal avec les pistes trempées ou autres, l’impraticabilité des routes… ont entraîné un bouleversement dans les réservations », constate Edouard Xuma, président de l’association des hôteliers de Nouvelle-Calédonie (AHNC). Bref, « l’impact est non négligeable ».
Collectivités
L’addition sera (très) salée dans les communes. « Un affaissement de terrain vient de causer, chez nous, 7 millions de francs de dégâts » calcule Ghislaine Arlie, maire de Farino et présidente de l’association française des maires de Nouvelle-Calédonie. Uniquement dans son village, le total des frais s’élèverait pour le moment à 20-25 millions. Mais « j’ai des routes qui continuent à se casser. C’est catastrophique. »De son côté, l’association des maires de Nouvelle-Calédonie est en train de répertorier les dommages dans ses 23 communes adhérentes, et de tenter de chiffrer la note. Aujourd’hui, les mairies financent les travaux en urgence sur fonds propres ; certaines sont même obligées de modifier le budget principal pour dégager des crédits. Des édiles rédigent actuellement des lettres à l’attention du gouvernement local mais aussi de l’Etat, le ministère de l’Outre-Mer, visant la déclaration de catastrophe naturelle.

Bien sûr, il serait politiquement incorrect de dire que les grèves intempestives n'arrangent pas les choses ... que les blocages ralentissent l'économie et qu'il n'y a aucune motivation pour avoir une vraie et bonne production locale. Blocages, pluies, excellents prétextes pour importer massivement ... Pendant ce temps certains s'en mettent plein les poches, d'autres voient les prix flamber et d'autres n'ont même plus de travail ... quel dommage ! Et encore, la Calédonie vit sous perfusion française, imaginons qu'elle soit indépendante demain ... sur quoi compterait-elle pour remplir ses caisses? Sauf à envisager un retour massif à la vie tribale, l'indépendance reste une utopie.

mercredi 16 avril 2008

Mille milliards de mille sabords ...



Cet après-midi pluvieux a été mis à profit: les enfants ont appris comment fonctionne un phare ... et pas n'importe lequel ... le phare Amédée que nous avons visité dimanche... Tout en métal, il avait un jumeau en France qui a été détruit pendant la seconde guerre. L'histoire de ce phare est tout de même assez rocambolesque ... c'est un peu notre tour Eiffel ... Et comme la Calédonie est une terre de légendes, on raconte tout plein de choses, notamment qu'il serait arrivé ici par confusion entre Port de France ( ancien nom de Nouméa) et Fort de France !
Les enfants ont appris beaucoup de choses sur les bouées, le travail de gardien de phare et l'éclairage ! De vrais loups de mer ...
Les pirates n'ont qu'à bien se tenir !!!
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dimanche 13 avril 2008

No country for old men

La mise à l'eau, le lagon comme un lac ce matin. Sous l'oeil attentif du fils d'un coté...
... et de la fille de l'autre.
papa se risque à quelques figures.

Après un bon film le samedi soir ... bien sombre sans concession comme on les aime ...
Dimanche au phare Amédée ... Steph a décidé en effet de vivre dangereusement puisqu'il me laisse les commandes du bateau prendant qu'il fait du wake et que les enfants surveillent et crient " allez papa " et "stop" pour m'avertir quand il tombe ( non sans avoir auparavant éclaté de rire). Et le miracle a eu lieu, je n'ai ni blessé ni perdu mon mari ... Il faut dire qu'on fête demain notre anniversaire de mariage ... une bonne raison de le garder encore un peu.


Arrivée au phare. Et puis baignade ... Espèce endémique ... à préserver. En feriez-vous autant?
237 marches pour le paradis ... vue superbe sur la barrière et le lagon, les enfants n'ont même pas grogné pour monter ni pleuré en haut, ils sont vraiment grands.



Le retour... épique car le temps avait changé. Déjà hier, alors que Steph travaillait dur, notre petite escapade avec les Desquibes avait failli mal virer quand un vent venu de nulle part avait arraché l'ancre du bateau. Denis, héroïque, avait alors vaincu Neptune et sauvé le bateau. Non ce n'était donc décidément pas le radeau de la Méduse...

Alors quand de gros nuages sont apparus cet après-midi, j'ai commencé à penser au pire ... mais les garçons voulaient faire du wake et de la bouée.

Qu'à cela ne tienne, Neptune irrité nous a rattrapés. Et c'est dans une mer fort agitée et mouillés des pieds à la tête que nous sommes rentrés, heureux mais fatigués, congelés et barbouillés. Un peu de mal de mer sur la bouée: vous voyez au niveau de l'estomac ça fait comme quand vous prenez une descente rapide et courte en voiture, une légère remontée du contenu, pas assez pour vomir, assez pour vous rappeler votre repas de midi, beaucoup de mal de mer sur le bateau... bref, no country for old men, disions-nous ...


Et les enfants dans tout ça et bien ... ils dormaient arrosés d'eau de mer et secoués à chaque vague ... des enfants tout terrains ...

vendredi 11 avril 2008

Un peu de vacances ...

A qui sont ces pieds ? Spécialiste du glandouillage, de la bonne bouffe, de la bonne bière, du bon vin, des bons gâteaux ... pas du ménage ni du politiquement correct ... je suis ...

Pris en flagrant délit ... la classe internationale pour Milan

Notre petite danseuse tahitienne ... qui répéte, son premier spectacle est en juillet.




Vue de l'anse Vata avant petit resto...Avec Sandrine, on sait vivre: resto, ciné, glace, ... les vacances quoi. Et il fallait bien qu'on se repose, nos hommes font la guerre ! On sait pas s'ils ont gagné ou pas, mais ça les rend chiants. De quoi faire de nous des militantes pour la paix...des ménages.
Enfin sachez qu'en cas d'attaque papoue, tongienne vanuataise ou fidjienne, il est possible qu'on puisse se défendre au moins pendant quelques heures, ce sera sûrement pas facile ... mais notre armée suréquipée et surentraînée nous protège ! Vive la grande vadrouille !
Vue de Montravel, un beau 360° sur la presqu'île de Nouméa.
De Mont Dore à Ducos, Sainte Marie, l'Ouen Toro ... Au zoo. Le paon calédonien mange les frites et les apprécie, mon fils aussi, d'où conflit d'intérêt et repli du second ( il ne sait pas encore faire la roue).




En exclusivité pour les enfants, assez impressionnés, le perroquet blanc ( il est bien assorti à Talulla, on va peut-être demander à l'adopter).

dimanche 6 avril 2008

Nos amies les bêtes ...


Tallula, très en forme, dans sa séance canapé ! On se prive de rien !
Notre sauterelle a fait sensation, la revoilà ! Elle habite chez nous et garde la maison contre quelques noix de coco.

samedi 5 avril 2008

Enorme !!!



On vous présente la sauterelle de cocotier, beau gabarit et froissement d'ailes strident ! Camouflage réussi si elle n'avait décidé de faire du vélo !
Un challenge pour Steph qui déteste les insectes !
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vendredi 4 avril 2008

C'est la danse des canards !






Petit spectacle pour Milan aujourd'hui. Thème: les poussins. Et oui, c'est Pâques. Et donc, La danse des canards, vous vous rappelez cette affreuse chanson ? Moi je ne l'oublierai jamais car elle avait de mon temps enterré définitivement ma carrière artistique en petite section de maternelle !


Et juste pour rire, Iéléna nous a demandé en mangeant son oeuf à la coque ce soir ( car Milan a fabriqué un magnifique coquotier, il dit comme ça, lui ) si le coq avait fait un bisou à la poule avant qu'elle nous donne l'oeuf car elle avait pas envie de manger un poussin ... trop mignon.


Entre ça et ses ovipares, elle nous fait bien rire !!!


mercredi 2 avril 2008

Wake board !!!





Le nouveau jouet de Steph, le wake board, acheté ce matin, essayé cet après-midi avec des pros venus spécialement de Tahiti. Les bouées c'est donc fini? Non il lui en reste encore queleques-unes à exploser.
Le wake board est tout de même une évolution notable ... l'homme s'y tient debout. La femme, non. Enfin, moi non. Après quelques essais infructueux, verdict sans appel: manque de technique et centre de gravité trop bas ...
De belles cascades en perspective ...

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USTKE

A vous qui ne connaissez pas la Calédonie, ces 5 lettres ne disent pas grand chose. L'union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités est le syndicat le plus fantastaque du monde. Enfin, j'en riais jusqu'à ce qu'ils bloquent les routes ...
Présidé par un blanc pas du tout exploité et vivant dans une tranquille banlieue de Nouméa ( banlieue blanche pleine de villas avec piscines), Gérard Jodar est un homme en colère. Très en colère. Contre tout et tout le monde. Surtout contre le travail, le calme et la paix. Alors pour montrer cette colère ( il n'est décidément pas de colères saines, n'en déplaise à Ségolène), il organise ponctuellement des blocages d'entreprises, de routes et d'entrepôts. Des hommes très en colère et très saouls viennent alors défendre des exploités ignorants de leur état de victime du grand capitalisme. Pour assurer leur défense, pas d'avocats, de prud'hommes ou autres procédés habituels, mais des bâches bleues.
Je vois bien vos regards étonnés. Que peuvent des bâches bleues contre un licenciement pour faute? Que peuvent des bâches bleues contre des salaires trop bas? C'est là que vous sous-estimez l'USTKE. La bâche bleue est un outil formidable pour s'abriter et faire des pique-niques. Grâce à elle, fini le blocus qui prend fin à cause de la pluie, fini les merguez mouillées et vive les réunions démocratiques sous une bonne vieille tente. Evidemment il y a aussi les palettes qu'on brûle pour le barbecue et érige en barricades. Car le camping USTKE est véritablement un camp retranché, un asile contre toutes les injustices et je dirai même, le rempart contre l'exploitation. Et je n'exagère pas ... Certains ont tenu plusieurs mois et c'est pas facile de pique-niquer tous les jours, croyez-moi ! Il faut de la ressource, de l'imagination pour mettre fin à l'exploitation. Et pendant ce temps, on est payés bien sûr, c'est même la première revendication. Sinon, on traverse Nouméa et on va jouer dans les magnifiques jardins du haussariat.
Bien sûr, je suis consciente que mes propos ne sont pas consensuels vus de France.
Vu d'ici l'USTKE n'est pas un syndicat de gauche utopiste et rêvant d'indépendance, c'est un outil de manipulation destiné à faire peur aux blancs et comme les haineux sont peu nombreux, il faut qu'ils fassent très peur. C'est là qu'intervient M. Jodar, son rôle est agiter la haine et les vieilles rancoeurs. C'est d'ailleurs ce que lui reproche actuellement la justice. Une sale histoire ...
Quant à l'indépendantisme, une idée ... noble peut être mais peu ou mal portée, elle apparaît floue. Des bâches bleues, un amour immodéré pour les indépendantistes corses et des drapeaux kanaks ne suffiront pas à convaincre leurs compatriotes. La Kanaky mérite mieux.
Il y a aussi le FLNKS, mais c'est aussi problématique, national et socialiste, ça fait un peu peur, un vieux bruit de bottes ...
Pendant ce temps, passe une loi qui permet de pratiquer la préférence nationale, pendant ce temps, on se compte, noirs contre blancs, asiatiques ... On mesure les forces en présence, on redéfinit le corps électoral en vue du référendum ... L'USTKE va continuer à faire peur, il est pourtant encore temps de s'asseoir pour parler autour d'un feu de palettes sous une bâche bleue ...

mardi 1 avril 2008

poisson d'avril ...


En avril, ne te découvre pas d'un fil !
Pas très adapté à Nouméa !!!
Enfin, faute de printemps, il nous reste le poisson, le fameux...
Ce matin, c'était surtout les embouteillages, pas très réussi comme poisson, une heure dans la voiture .... Donc le temps d'écouter les ondes ...et la déception : pas de poisson d'avril ... Tout se perd. Même pas de poisson dans le dos au collège. Tout se perd. Ah je vieillis, me direz-vous, de mon temps ...

Une pensé à tous les chanceux qui ont eu dès hier l'album de Murat ( snif snif), nous devrons attendre ( snif snif) car le Pacifique sud est livré après tout le monde, bien après. Il faudra tenir ...
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