jeudi 3 juin 2010

C'est d'la bombe volcanique !

Nous laissons Jules à Winnie qu'il va maltraiter un peu, décidant de ne pas dormir !!! Il a fait le tour des bras de l'hôtel et j'ai bien cru qu'on ne nous le rendait pas ! On a même pas l'impression de lui avoir manqué, il a toutes ses copines au Vanuatu, faudra qu'il y retourne !
Après une heure de piste, première vue du volcan, waouh ! Le ciel est plein de cendres ... on commence à prendre la mesure du machin !
Les chaos de la piste n'empêchent pas Milan de dormir, et pourtant l'accès n'est vraiment pas facile.
Dans la plaine de cendre, en lieu et place de l'ancien lac de Tanna, vidé mystérieusement de son eau en 2000 ... laissant une plaine de cendre, paradis pour 4x4 !
Le Yasur crache très régulièrement sa fumée et gronde ...
Là ça passe plus en berlingo !!! l'eau s'écoule vers la mer ... en contrebas il y a des sources très chaudes, on peut y faire cuire un oeuf.

Suite au déversement du lac, des accumulations de strates de cendres en forme de pancakes.
Nous voici sur la bête fumante.
Personne n'est monté aussi haut que Iéléna, et pourtant c'est pas facile.
Milan en a pris plein les yeux dans tous les sens du terme !
La poste la plus volcanique !!!
Les niveaux d'alerte et les lieux autorisés sont précisés car il y a déjà eu des morts. Louis, notre guide, monte avec nous donc on sait que ça risque rien. On est en niveau 2, à partir du niveau 3 on ne monte plus car des bombes s'échappent du volcan, ce qu'on a aucune difficulté à croire tant on en ramasse ( par terre, je précise !). En fait il fait pas chaud une fois en haut, on se serait bien rapprochés du chaudron, mais Iéléna veut pas finir en brochette. Nos photos rendent rien car on a pas le matériel adéquat, mais les images sont dans la tête, les bruits de gargarisme géant aussi. On redescendra des étincelles plein les yeux ...

La porte du paradis

Repas au Whitegrass, hôtel très charmant à côté du nôtre mais où nous n'avons pas pu loger faute de chambre pour 5. Le cadre est superbe, digne d'une carte postale c'est vrai, mais on y mange moins bien. On voulait surtout profiter de la piscine, il fait super chaud.
Père et fils en adoration devant la Tusker !!!

Immersion

On arrive au village ... Louinio est le nom ancien, aujourd'hui c'ets Kalangia. Personne n'a été prévenu de notre venue, on attend un peu avant que Georges notre guide ne nous fasse entrer ... pas facile de repérer pour nous les lieux interdits, pas de frontières visibles, mais les territoires sont connus et respectés.
Ce village est aujourd'hui abandonné mais entretenu car il est une trace du mode de vie des ancêtres, c'est à dire du grand-père de Georges. Après la présentation du jardin et des cultures vivrières ( igname, taro, manioc, patate curry ) on arrive vers les habitations.
Des enfants nous accueuillent. Ils portent l'habit traditionnel sans honte et perpétuent ainsi leur culture. En fait comme il fait beau il y a peu de monde, les autres travaillent aux champs, c'est à tour de rôle que l'ensemble de la communauté vient  participer. L'argent récolté va à la communauté, sur une île qui vit en auto-subsistance, c'est la seule entrée d'argent.
Les hommes ne traînent pas pour faire le feu avec un bois très dur frotté sur du banian.
On oublie vite q'ils sont en étui pénien et eux aussi, tout se passe naturellement. Un femme est là qui allaite son bébé alors quand elle me voit en faire autant les différences culturelles tombent un peu plus.

Le tabac local, savoureux paraît-il !


Les habitants qui sont venus nous accueuillir vendent ce qu'ils fabriquent, l'argent récolté leur est remis, une façon de leur donner envie de participer . Nous repartirons avec des dents de cochon montées sur un collier, je vais avoir la classe avec ça à Paname !!! les enfants choisissent un arc et une flûte.

En haut du banian, une vigie ! Héritage des guerres tribales !
C'est un banian femelle car les racines sont aériennes.

Démonstrations de danse traditionnelles sur le nakamal, ici on danse pour les cérémonies telles que les mariages ou la circoncision, les chants parlent des guerres . Le bruit des talons qui résonnent sur cette terre noire a quelque chose de magique, d'intemporel ... Ce n'est pas que du folklore, c'est bien une culture encore vivante mais pour combien de temps encore?
Un au-revoir ému, on était seuls avec ces inconnus qui nous ont livré une part d'eux-mêmes et c'est une expérience inoubliable. Iéléna a d'abord été gênée par la quasi-nudité mais à la fin Stef aurait presque dansé en étui pénien, il s'en est ramené un d'ailleurs.
Georges et Jules, c'est dingue comme ce bébé aura eu du succés et nous aura servi de sésame pour entrer en communication avec les gens.

Avant d'aller visiter le village de Kalangia, on a eu quelques interrogations. On avait visité une reconstitution folklorique de village maori en Nouvelle-Zélande qui nous avait laissé un petit goût de vaste supercherie, comme si les cultures indigènes étaient une attraction touristique, de l'entertainment ! On nous rassure et certifie que ce n'est pas le cas ... En choisissant l'indépendance, le Vanuatu a volontairement décroché du mode de vie à l'occidentale, la Kastom, mot intraduisble, ne désigne pas seulement la coutume, l'acte coutumier un peu vidé de son sens, mais le mode de vie mélanésien hérité des ancêtres. Sur Tanna vivent actuellement 27000 personnes, il y en a eu beaucoup plus avant mais les guerres tribales, le blackbirding et les épidémies ont décimé les populations du pays. On connaissait le conte fondateur de Tanna, le géant Sem Sem tué par le petit garçon à la flèche et partagé entre les douze nakamals de l'île. Alors forcément on voulait voir et savoir ... et on a pas été déçus !

Ceci est un nakamal, la place importante du village, c'est la présence d'un banian géant qui marque l'endroit, il y a douze nakamals historiques à Tanna, chacun d'eux garde un morceau de Sem Sem.

mercredi 2 juin 2010

Tanna l'ensorceleuse !

Devant notre avion ! On arrive à Tanna sous un soleil magnifique et après avoir pris possession de notre bungalow famille avec douche à l'extérieur, on file se promener dans le jardin luxuriant de l'hôtel jusqu'au platier où nous rencontrons un tricot rayé local, noir et blanc.
Après une bonne bière locale au coucher de soleil, douche et repas. Ici pas d'électricité, un générateur fournit la fée lumière de la tombée de la nuit au coucher, ça donne un petit côté roots qui n'est pas pour nous déplaire. On a la chance d'avoir des repas succulents, visiblement c'est pas toujours le cas et même s'il n'y a pas de chaise bébé, Jules n'est pas malheureux, toutes les filles de l'hôtel font la queue pour porter le little pikinini ! S'ensuit une bonne nuit bercés par l'océan pacifique et le chant des oiseaux !