lundi 12 mai 2008

Et au crépuscule du quatrième jour...

...une princesse apparut.... ...à Nouméa le temps s'arrêta...

...et le soleil à la vue de tant de beauté s'inclina.

dimanche 11 mai 2008

L'aventure continue

Alors que nos amis se décident à rentrer sur Nouméa, un peu fatigués et enrhumés ( ils vivent ici depuis trop longtemps pour supporter la fraîcheur), nous partons pour de nouvelles aventures. On commence par redescendre sur La Foa à la recherche ... d'un hôtel. Steph a mal dormi et rêve d'un bon lit et surtout n'a pas envie de remonter les tentes. Et là, nous nous heurtons à un problème de taille: le manque de structures hôtelières. D'un autre côté, nous avons évité la chambre d'un collabo prisonnier pendant la seconde guerre, une soirée cochonailles dans un gîte à l'allure d'étable situé dans un lieu digne d'un film d'horreur, un bungalow schtroumpfesque et vieillot et l'accueil dans une ferme mise en quarantaine à cause de la babéliose. Enfin, on aurait rêvé d'un bungalow en forêt, près d'une cascade ... mais il faut prévoir à l'avance. Donc on finit ... sous la tente au Ouano Surf Camp. Accueil sympa, cadre idyllique, eau chaude ... mais moustiques. Forcément on est dans une presqu'île avec peu d'eau et de la mangrove. Soit. Tout de même, on avait pas prévu de se faire embrocher par des myriades de moustiques géants. L'aventure c'est l'aventure !
Repas nocturne.

Notre emplacement. La tente parents et la tente enfants, le luxe quoi !!! Ils ont dormi sagement, ne nous ont même pas réveillés quand il a plu ... des aventuriers en herbe.


La piscine et au bout le petit point que vous voyez c'est l'îlot Konduyo, ou l'îlot Fort fort lointain rebaptisé par les enfants ( fans de Shreck cela va sans dire). Et bien, nous y sommes allés en canöé ! Et c'est vraiment Fort fort lointain ! Mais la mer peu profonde est le paradis des raies qui glissent devant nous, des poissons volants et nous voyons même une tortue grosse tête. N'empêche qu'on a ramé. Milan, lui, s'est endormi.


Arrivée sur l'îlot pour un repos bien mérité car il faut faire le même chemin en sens inverse. J'en ai encore des courbatures. Les enfants, en bons sauvages, tout nus, prennent possession des lieux





Mais avant de tenter cet exploit, on a fait nos provisions au marché de Farino:

On y trouve plantes, produits locaux, fruits tropicaux, sirops, confitures, crabes de palétuvier, anguilles fumées, achards, gâteaux maison, nems de cerf, saucisson de cerf, lapins, canards, perruches ... que du local ... du fait maison ... Et le grand jeu qui attire la foule: le jeu de la perle. On choisit une huître de palétuvier. Tout le monde l'emmène sur le barbecue géant car l'huître de palétuvier s'ouvre à la chaleur ( elle est plate et résiste à toute lame). Et peut-être qu'on verra apparaître la fameuse perle ... au moins on aura goûté une huître !



Et le troisième jour ...

Bourail et son bonhomme

Les arbres papa et maman, d'après l'observation poétique de ma fille.
Quel est le danger sinon que ça vous plaise?
La baie des Tortues, après une courte marche sous les banians et autres pandanus et pins colonnaires.
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Et le deuxième jour ...


Dieu créa le canoë ... pour le grand malheur d'Anne Lise qui n'aime pas ramer.



Grosse sieste ...

Repas sous la bâche bleue, ça s'impose ... Vent fort et fraîcheur ...


Camping à Poe beach

Départ tardif pour Poé à 2 heures de route de Nouméa, camping en bord de mer, idéal pour les enfants ...
Installation: tout le monde au travail.
Les filles en plein papotage
Douche face à la mer
La première journée s'achève, le soleil se couche très tôt, direction resto.
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lundi 5 mai 2008

Economie locale


Voici de quoi corroborer le merveilleux post de Sandrine sur les claquettes, institution calédonienne, figure de proue de l'économie locale, avant-garde du pied plat et showroom permanent d'ongles sales et de pieds de hobbits ...
Car oui, la claquette est locale, comme le savon coco ou le Noisety, je dois donc me renseigner pour être bien sûre que des taxes sont appliquées sur les tongs importées. Le protectionnisme calédo va loin, dès qu'on fait mieux ailleurs, on surtaxe pour protéger la production locale. Au passage, ça met de l'argent dans les caisses et surtout ça déculpabilise les importateurs ( c'est pas eux qui vendent cher, ce sont les taxes ).
Et on va plus loin, on interdit certains produits pour favoriser l'achat des produits locaux, prohibition du Nutella ... un drame !
Encore, on a de la chance, ils auraient pu prohiber tout autre savon que le savon coco et là, je vous raconte pas l'odeur ... le savon coco mêlé à la transpiration donne une odeur rance, limite irrespirable ... un drame ! Alors finalement de quoi je me plains?
Je suis d'abord la première à porter quotidiennement et fièrement des claquettes, rien que pour le petit frout frout et le plaisir de les chercher quand je les ai quittées et perdues sous mon bureau en classe et qu'il faut vite se lever parce qu'un sixième a le besoin urgent que je regarde son travail sinon il va mourir ...( ah, cette seconde de doux stress avant de mettre le pied sur ma claquette !) Et dire que demain on proclame solennellement l'interdiction de la claquette dans mon collège ... un drame !

dimanche 4 mai 2008

Et le dimanche ...

On fait rien, comme des gros manches ...
Enfin, on a bien essayé de faire du wake, on a même invité nos amis, mais on a oublié ( le wake).
Iéléna et la pêche miraculeuse

Le bois tabou érigé en solidarité avec l'île Ouen. Dans la symbolique kanak, il s'agit d'un ultimatum avant une guerre. Ici l'homme appelle au rassemblement avec la conque et pointe sa lance. Appel désespéré, futile menace ... Vous savez somme moi que le tuyau se fera, les poissons et les coraux mourront et on parlera de catastrophe écologique ... mais bien sûr personne ne réagira avant la catastrophe.
Les peuples autochtones et leurs dérisoires rituels contre une multinationale, j'aimerais penser que c'est David contre Goliath, mais sans exemple de victoire, l'optimisme n'est pas de mise.
Sur le coup on a cru que c'était un banc de barracudas ...
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samedi 3 mai 2008

Retour à une activité normale ...




Retour à Nouméa sous les meilleures auspices ...
Steph est visiblement remis du décalage horaire.

On attire les tortues, et elles viennent, pas pour le pain certes, mais pour le plus grand bonheur des enfants. Les tortues grosse -tête, bien nommées car elles sont vraiment énormes sortent pour respirer. Et voilà, ce qu'il y a sous l'eau :

Les points violets sont des méduses, petites mais grattantes !

Elle a la carrosserie un peu rayée ... c'est en se frottant sur les coraux ... pour se débarrasser des parasites.

vendredi 2 mai 2008

Anniversaire du centre Tjibaou

Une danse en transe
Une transcendance
(M pour la citation)

Tableau papou. L'art moderne de Papouasie commence à s'afficher, une expo tourne en France. Couleurs vives, mélanges de représentaions tribales et de modernité, les revendications identitaires et culturelles sont au centre de cette peinture qui interroge.

http://www.pointsdactu.org/article.php3?id_article=1091 Voilà un site qui regroupe tous les ouvrages qui concernent les papous, plein d'infos intéressantes et tout un univers qui se dévoile ...


Voulu par Mitterand et longtemps à l'état de projet, un des rares lieux de culture kanak, le centre Tjibaou réunit tout le monde mélanésien et aujourd'hui c'était la fête: danses, démonstrations de sculpture et vannerie, bougna ... enfin de quoi nous montrer le monde kanak dans ce qu'il a de plus riche. Un plaisir !
Pourquoi ne pas faire ça plus souvent? La Kanaky mérite ce genre de festivités qui la représentent bien mieux que certains syndicats. C'est en tout cas un événement rassurant pour l'avenir du pays car porteur de tradition et de modernité et surtout ouvert à tous.

Je veux et j'exige

La petite princesse ....veille sur son royaume.

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Insolite !


Ce n'est pas la première paire de chaussures que je vois enguirlandée sur un fil électrique.
Coutume locale? Blague de fêtards?

mardi 29 avril 2008

La tueuse


D'ordinaire plutôt amène voire paisible, je me suis transformée ce soir pour sauver la petite famille en tueuse implacable de scolopendre.
Première étape: arrêt dans sa course rampante sous ma cloche de micro-onde.
Deuxième étape: pulvérisation de KAPO ( un nom pareil ne s'invente pas) par les petits trous.
Troisième étape ( une fois la bête partiellement calmée) : je soulève le couvercle et pulvérise de spray javel.
Et voilà la Bête immonde recroquevillée et presque morte. Remarquez les gros crochets à l'arrière, il y a les mêmes sur la tête.
Ensuite munie de mon sabre d'abattis ( et oui, je suis armée), je l'ai découpée dehors en 3 morceaux que j'ai jetés dans le caniveau. Exorcisme? Je sais pas, mais j'applique les consignes. Il paraît que si on coupe pas la bête, elle se réveille malgré la javel. On dit aussi que si on la tue dans la maison, elle secrète une substance qui attire ses congénères. Vengeance ou deuil rituel, je veux pas savoir. Triple beurk !!!
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dimanche 27 avril 2008

Le monde est petit !

Voici ce que vient de plblier le Monde, proprement scandaleux !!!
Le débarquement des métros, on dirait le péril jaune !
De quoi alimenter les haines locales contre les zoreilles !
Des contre-vérités et surtout de la fausse bonne -pensance ! Ce journaliste n' a pas vu de mélas à l'Anse Vata, qu'il y retourne aux heures où sortent les mélas !
Quant à moi, je viens ici pour enseigner pas coloniser et c'est la France qui me paie, donc je suis tout bébéfice pour la Calédonie car je dépense mon salaire ici.
Reproche-t-on aux français de s'installer au Canada ? Pourtant ils sont plus nombreux à le faire. Et ils y gagnent mieux leur vie ...
Quant aux trcasseries administratives, il y aurait tellement à dire: de l'OPT ( équivalent de La Poste qui perd le courrier) à Internet toujours en panne et aux PV que vous payez majorés car votre courrier a été perdu sans parler de la CAFAT ( équivalent de la CAF qui perd un dossier sur 2 et rembourse une fois tous les 3 mois) et de l'enseignement primaire confié à des instits locales sous diplômées et à peine lettrées. Et je ne parle pas des douanes ...
Objet : Article du "Monde" "Les métros débarquent"
Les "métros" débarquent sur le Caillou
Il est une terre de France où le chômage n'existe pas, où la croissance est de 6 % par an. Les journaux y débordent de petites annonces d'emplois. Les impôts sont bas, les traitements des fonctionnaires quasiment multipliés par deux, les tracasseries administratives inexistantes. Le soleil y brille toute l'année, la mer est bleu turquoise, la nature luxuriante. Ce paradis est à 20 000 km et vingt heures d'avion de Paris. C'est la Nouvelle-Calédonie.
Le secret commence à être éventé. Chaque année, des centaines, voire des milliers de Français de métropole viennent vivre sur le Caillou. Estimation basse : selon l'Institut de la statistique de Nouvelle-Calédonie (Isee), 14 000 "métros" se seraient installés entre 2000 et 2004. Et oui ça s'appelle la réponse à une pénurie de main d'oeuvre. Aujourd'hui, le solde migratoire oscillerait entre 800 et 1 200 nouveaux arrivants par an. Estimation haute : d'après Harold Martin, président (l'Avenir ensemble, centre droit) du gouvernement local, 7 500 Français de métropole se sont installés en 2006. "C'est un chiffre qui augmente un peu plus chaque année depuis le début des années 1990", avance M. Martin. On imagine le bouleversement démographique que provoque ce flot constant de nouveaux arrivants dans un pays de 250 000 habitants. Il faut aussi imaginer les rentrées fiscales !!!Beaucoup de jeunes à la recherche d'un emploi tentent l'aventure. Beaucoup d'artisans, plombiers, maçons, qui aiment le grand air et ont l'esprit pionnier. "On manque de tout, dans tous les secteurs, affirme Harold Martin. Dans le BTP, le tourisme, l'hôtellerie-restauration, les services. Récemment, un hôtel de Païta cherchait un cuisinier. Il a mis une annonce sur Internet. Résultat : 240 réponses en trois semaines, tous des métros.Oui mais ici on privilégie l'emploi local et il est difficile de se faire embaucher quand on est métro sans déclencher une grève !" La construction de deux usines de nickel, l'une dans le Sud, à Goro, l'autre dans le Nord, près de Koné, devrait engendrer 7 000 emplois en phase de construction, et 2 000 en phase de fonctionnement. La main d'oeuvre est pour beacoup philippine, car moins chère !!!Sans compter les emplois induits.A Nouméa, cet afflux de Français de métropole fait flamber les prix de l'immobilier. En bord de mer, l'Anse Vata et la baie des Citrons se donnent des allures de petit Nice. Sauf quand il y a grève des poubelles ! Des retraités bronzés font du vélo, des militaires courent leur jogging, les jeunes au look de surfeurs ( et oui la star nationale est Teritehau et il a lancé une marque qui fait fureur chez kanak et blancs)traînent leur ennui à l'ombre des cocotiers. Pas un Kanak à l'horizon.( à l'heure de la sieste ils dorment sous les cocotiers, avant et après ils pêchent au filet ou pique-niquent )La richesse s'affiche sur la route qui longe la plage : 4 ∞ 4, pick-up "double cabine" et, le nec plus ultra, Porsche Cayenne, dont il se vend un exemplaire par mois à Nouméa. Et oui car dans le Pacifique la voiture est un signe extérieur de richesse, nombre de kanak empruntent pour avoir un double-cabine, d'ailleurs pas cher car défiscalisé par le gouvernement soi-disant pour aider les kanak, surtout pour faire gagner de l'argent aux importateurs ! Les complexes du type appart-hôtel ont poussé comme des champignons depuis 2003. Au moins 2, et quand on voit le manque de structures, on ne peut que s'en féliciter !Les principaux clients sont des métropolitains en phase d'installation et des retraités de la fonction publique, qui bénéficient ici de "faveurs". Actuellement, 4 600 personnes profitent d'un dispositif d'indexation en Nouvelle-Calédonie. Elles n'étaient que 1 600 en 1989. Ce n'est pas choquant, rapport au nombre de fonctionnaires qui ont été mutés ici depuis 50 ans. Pour avoir une retraite indexée, il suffit de résider en Nouvelle-Calédonie six mois par an. Aucun contrôle n'est effectué. Peu de gens se tapent 24 heures de voyage à plus de 2000 euros plusieurs fois par an juste pour une retraite dorée, ils vivent ici, se sont mariés à des calédonien(nes). Ici, un professeur retraité gagne 6 000 euros par mois, un colonel à la retraite 9 000, un magistrat 10 000. Et combien gagne Chirac en France pour sa retraite? Des couples de professeurs, dont le revenu mensuel peut dépasser les 10 000 euros, rachètent de vieilles maisons coloniales en bois dans les quartiers du Faubourg Blanchot et de la Vallée des Colons, à Nouméa, et les retapent. En général, la ville les fait détruire pour laisser place à des immeubles modernes, ceux qui font ça, agissent pour sauver le patrimoine local qui disparaît faute de bonne volonté politique et de politique d'urbanisme. Sur les chantiers des usines de nickel, d'anciens capitaines de gendarmerie, qui ont pris leur retraite avant 50 ans, sont recrutés pour former les Kanaks aux métiers de la surveillance. Il doit y en avoir au moins 2, waouh on est proche du scandale! Ils cumulent les avantages et peuvent ainsi gagner jusqu'à 6 000 euros par mois. Et les députés??? Même à Bourail, la capitale des "broussards", c'est-à-dire des Caldoches ruraux, située sur la côte ouest de la Grande Terre, le maire, Jean-Pierre Aïfa (l'Avenir ensemble), constate une arrivée massive de "zoreilles", comme on appelle les métropolitains. Il en veut pour preuve les 500 voix que Ségolène Royal a obtenues à la présidentielle, dans une commune qui vote traditionnellement à droite. Terrible l'argument, on a pas le droit de changer d'avis à Bourail, on vote à droite à vie, sinon le maire ne serait pas là !!! Ils seraient déjà un millier sur les 5 000 habitants que compte cette ville aux allures de Far West. "C'est un phénomène qui ne peut que s'amplifier, estime le maire. Les zoreilles viennent pour l'espace, la mer, la plage de sable blanc. Ce sont des professeurs, des médecins, des kinés, des infirmières libérales."Il est vrai qu'avec une densité de 10,6 habitants au km2 et des besoins de main-d'oeuvre, la Nouvelle-Calédonie peut en théorie accueillir beaucoup d'immigrants.Mais cette venue massive de Français non calédoniens inquiète. "C'est une bombe à retardement", prédit Etienne Dutailly, directeur du mensuel satirique Le Chien bleu. "Nous sommes dans une spirale absurde, affirme Mathias Chauchat, professeur de droit public à l'université de Nouvelle-Calédonie. L'Etat finance les immeubles à travers la défiscalisation et paye ceux qui vont en profiter, les retraités indexés. Tout cela au détriment des générations futures, qui régleront la facture, et sans profit pour le développement du pays. Cela prouve que l'Etat n'est pas géré." L'annonce, faite par Nicolas Sarkozy, le 4 avril, de la fin de l'indexation des retraites, rassure le professeur de droit, même s'il trouve que ce n'est pas suffisant.La croissance économique et l'arrivée massive des métros contribuent à créer une bulle spéculative dans l'immobilier. Les prix flambent et le logement social ne suit pas. Sept mille dossiers sont en attente. Les travailleurs pauvres et les chômeurs, qui sont tous kanaks, polynésiens ou wallisiens, sont rejetés à la périphérie de Nouméa. Dix mille d'entre eux vivent dans des bidonvilles dans les faubourgs de la ville. A Dumbéa, ville au nord de l'agglomération, 20 % de la population vit dans des baraquements.Le problème est aussi politique. Soyons clairs, les métros n'enlèvent rien aux kanak, ce sont les dirigeants locaux qui font de la merde et ils ne sont pas élus par les métros vu que le corps électoral est gelé ! Le dernier recensement disponible prenant en compte les données ethniques, celui de 1996, donnait 44 % de Kanaks dans la population. Moi je n'aime pas les recensements ethniques, ça sent mauvais, dans l'histoire, ça a toujours précédé les pires choses ! Aujourd'hui, cette part est sans doute plus faible. Les Mélanésiens craignent de subir le sort des Aborigènes en Australie. Le premier boom du nickel, dans les années 1970, avait provoqué l'afflux de milliers de métropolitains et de Wallisiens, contribuant à affaiblir l'influence des Kanaks.Aujourd'hui, les indépendantistes sont rassurés par le gel du corps électoral, adopté en 2007. Celui-ci prévoit que seuls pourront voter aux élections provinciales et au référendum d'autodétermination, qui aura lieu entre 2014 et 2018, les électeurs présents en Nouvelle-Calédonie depuis 1998. Les opposants à l'indépendance, de leur côté, ont tendance à encourager l'arrivée des métropolitains. Pour Mathias Chauchat, cette immigration n'est ni plus ni moins qu'une "colonisation de peuplement". Allons-y dans les grands mots ! Mais n'avons-nous pas tous ici une identité française? Or, depuis les accords de Matignon, en 1988, la Nouvelle-Calédonie est censée être engagée dans un processus de décolonisation. Cet article a certainement pour but de persuader le bon lecteur de gauche anti-colonialiste qu'il est mal de continuer à occuper la Calédonie. Ah la repentance est pas finie ... Elle peut rendre stupide les uns et donne un pouvoir de chantage aux autres. Si la France rappelle ses fonctionnaires surpayés, la Calédonie va devoir former des profs, des médecins, des ingénieurs ... et c'est pas gagné et si on arrête l'indexation, moins de gens feront 20000 km et ça ne réglera pas le fait que les plus riches ici ne sont pas les fonctionnaires, mais ceux qui fixent les prix, les taxes et gouvernent la Calédo dans l'ombre ou directement. République bananière?
Xavier Ternisien
Article paru dans l'édition du 20.04.08.Abonnez-vous au Monde à -60%

4X4



Pendant de la fête à l'omelette, la fête au 4X4 qui elle rassemble surtout des Blancs. Les caldoches sont très fans de 4X4. Il y a ici nombre de Defender et autres engins qui font baver d'envie mon fils. Mais notre préféré est le 4X4 zèbre.
Quoique, Milan aime bien les Hummer aussi. Et un Hummer tout crotté c'est un peu le comble du luxe.
Papa si tu nous entends ...
Après c'était passage à l'eau obligatoire pour les enfants aussi sales que les voitures. Surtout qu'on était invités chez des petits copains à midi, il fallait pas arriver boueux de la tête au pied.
Enfin, il doit vraiment exister un gène 4X4 car Milan et tous les hommes qu'on a vus étaient scotchés à regarder des voitures patauger pendant que toutes les filles regardaient leurs chaussures toutes crottées. Iéléna était scandalisée d'avoir sali ses croc's rose à paillettes ... so girlish !!!
Pour votre info, la croc's c'est une chaussure en plastique style sabot pas belle mais cutomisée par des pin's et très pratique ici. Mieux que les affreuses sandales méduses ...
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